A la rencontre de Céline Fuentès

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Bonjour,

Aujourd’hui, je vous retrouve pour un second interview dans cette rubrique intitulée « A la rencontre de… ».

Aujourd’hui je vous propose de découvrir Céline Fuentès, une auteure auto-éditée installée en Nouvelle-Calédonie.

Pour commencer, une petite biographie :

Céline FuentèsCéline Fuentès a d’abord écrit trois ouvrages pour enfants : Abécédaire et petits poèmes calédoniens (3/8 ans); C’est pas grave si c’est raccommodé ( à partir de 10 ans ), La grande traversée (3/8 ans). Elle se lance aujourd’hui dans l’aventure des Plumes francophones avec Un si petit voyage, un premier roman feel-good qui nous entraîne à la découverte de la Nouvelle-Calédonie et d’une jeune femme à la recherche du bonheur…

Et la biographie (un peu plus rigolote) que j’ai aimé lire

Céline Fuentès a 39 ans, pour l’instant… Elle adore les binômes, elle en a plein!
Elle a un binôme au travail : Véronique. Elles enseignent main dans la main à des classes de ce1, l’une en anglais, l’autre en français. Mais ça ne va pas durer, Véro va partir à la retraite…

Céline a un binôme pour former les animateurs et directeurs de centres aérés : Hugo.Ils dirigent des stages dans la complicité de l’amitié depuis des années mais ça ne va pas durer, ils n’ont plus le temps…
Céline a un binôme littéraire : Julie Ferrand. L’une écrit, l’autre dessine. Elle ont déjà réalisé trois livres mais ça ne va pas durer, elles en préparent d’autres!
Céline a un binôme dans la vie : Loïc. Ensemble, ils voyagent, font des crêpes au chocolat, du feu dans le jardin le soir… Et ça, c’est bien le plus important et elle espère que ça va durer longtemps.

Son actualité littéraire :

Dimanche 15 octobre 2017 : Céline Fuentès est invitée en compagnie de Julie Ferrand, l’illustratrice de ses livres pour enfants, au Salon du Livre, de la BD et de l’Illustration au festival BD Folies Nouvelle Calédonie.  (Rencontre et dédicaces)

Samedi 14 octobre 2017 : Céline Fuentès et Julie Ferrand sont invitées au festival La première séance Nouvelle Calédonie. (rencontre et dédicaces)

A partir du 15 novembre 2017 : distribution du roman Un si petit voyage dans les points de vente de Nouvelle Calédonie.


Place à l’interview :

Autour de toi

–∗ Si tu devais te décrire en quelques mots, que dirais-tu ?
La lecture de cette interview vous apprendra déjà beaucoup ! Sinon, voyages, liberté, valeurs, amitié, enfants, livres, stylos… et Sanka, mon mari !

–∗ J’ai vu sur ton site qu’avant de publier Un si petit voyage tu avais publié trois ouvrages à destination d’un public jeunesse. Que préfères-tu écrire ?

J’aime écrire en général donc les deux me procurent du plaisir.
Écrire pour les enfants jeunes (Abécédaire et petits poèmes calédoniens et la grande traversée) me semble facile parce que je suis contact avec eux tous les jours puisque je suis enseignante. Cela vient tout seul…Ma démarche d’écriture pour C’est pas grave si c’est raccommodé était très différente et m’impliquait beaucoup plus puisqu’il s’agit de l’enfance romancée de ma grand-mère. Pendant que je l’écrivais, j’étais accompagnée du dictaphone contenant les mots de ma grand-mère. J’ai l’impression d’avoir vécu sa vie. C’était très fort en émotion.
Pour mon premier roman adulte Un si petit voyage, c’était un défi. J’ai souvent essayé d’écrire un roman mais je n’étais jamais allée au bout. En terminant ce dernier, je me suis prouvée à moi-même que j’en étais capable. J’ai adoré inventer des personnages, leur définir un passé, des défauts, des qualités. Et puis surtout, j’ai adoré partager les émotions qu’on peut ressentir en découvrant la Nouvelle-Calédonie qui s’offre petit à petit.

–∗ Quand as-tu commencé à écrire ? Que représente l’écriture pour toi ?
J’ai toujours écrit, depuis que je sais me servir d’un stylo. L’écriture représente pour moi une façon d’exprimer mes émotions, mes pensées, mes rêves. C’est aussi un moyen de me détendre. Je ne conçois pas ma vie sans écrire.

–∗ As-tu un rituel d’écriture ? (Écris-tu à un endroit ou à un moment spécifique de la journée ? En musique ? )                                                                                                   Quand j’écris pour les autres, c’est-à-dire en vue de publication, j’écris le matin, sans musique, au calme, avec un bon café, dans un canapé le plus souvent. Pour ces écrits, j’utilise directement l’ordinateur.

Quand j’écris pour moi, pour libérer mes émotions, c’est plutôt le soir, avec de la musique et sur papier.

–∗ Quel conseil donnerais-tu à une personne souhaitant écrire depuis longtemps ?
Si une personne a envie d’écrire depuis longtemps, elle doit déjà le faire. Après, il y a la volonté ou non de se faire lire et de publier. A mon sens, c’est un chemin bien différent. Pour ma part, il y a eu des peurs à dépasser : le regard et le jugement des autres… Je pense que c’est un cap qu’on n’est pas obligé de passer. Cependant, cette étape apporte beaucoup au niveau des échanges humains.

–∗ Pourquoi avoir choisi l’auto-édition ? Quels sont les avantages que tu en retires ? Quels sont les inconvénients ?

Pour mon premier livre Abécédaire et petits poèmes calédoniens, je l’ai proposé à un éditeur au départ. Ce dernier s’est montré enthousiaste mais n’avait pas les moyens financiers de l’éditer à ce moment-là. Comme en Nouvelle-Calédonie, il n’y en avait pas d’autre, j’ai cherché une illustratrice et on a investi dans l’impression de 1000 ouvrages. On a démarché des librairies. Après, c’est allé très vite. Hachette-Calédonie, un distributeur, nous a contacté et on a vendu nos 1000 exemplaires en 3 mois. On a donc réimprimé 2000 exemplaires qui sont presque épuisés à ce jour soit un an plus tard…
Avec les bénéfices, on a imprimé un second livre dans la perspective de créer un collection « Les histoires de l’abécédaire ». Il est sorti il y a trois mois.
Pour C’est pas grave si c’est raccommodé et Un si petit voyage, je n’ai pas les moyens de lancer une impression et une distribution en librairie donc ils sont seulement sur Amazon.

A mon sens, l’autoédition est très intéressante car, au bout d’un an, j’ai appris beaucoup de choses sur la vie d’un livre. J’ai appris à connaître les libraires, à comparer les différents contrats des distributeurs etc. Le problème de l’autoédition est la promotion qui est difficile à mener seul. Un livre ne peut être lu que s’il est vu….
Dans tous les cas, si un jour je suis éditée par un éditeur, je saurai mieux de quoi il retourne…

Nouméa
Nouméa – Chef-lieu de la Nouvelle-Calédonie

–∗ Tu vis actuellement en Nouvelle-Calédonie, peux-tu nous parler un peu plus de cet archipel paradisiaque ?                                                                                                              Je vis depuis 15 ans en Nouvelle-Calédonie mais je rentre en France métropolitaine en fin d’année, deux ans, pour me rapprocher de ma famille.
Au début, j’étais venue pour six mois et je suis restée parce que j’ai eu un coup de cœur. Pour moi, la Calédonie est un pays qui prend du temps, qui se mérite, qui ne s’offre pas au premier regard. La culture kanak est très riche et elle me passionne. J’aime ce côté communautaire, ce respect pour la nature et les personnes âgées qu’on appelle « Les vieux » ici. J’aime aussi les palabres destinées à résoudre les conflits, la connaissance impressionnante des plantes médicinales…
La Nouvelle-Calédonie est aussi une terre multiculturelle. Les cultures kanak mais aussi tahitiennes, wallisiennes, futuniennes, vanuataises, javanaises, européennes (…) tentent de relever le défi du vivre ensemble. C’est un pays en construction qui a devant lui des échéances politiques importantes : le référendum d’auto-détermination de 2018 va être une étape importante. C’est une terre foisonnante d’énergie au caractère fort qui a beaucoup à raconter et à apprendre aux autres.


Autour de tes livres

–∗ Avant de parler de ton roman, pourrais-tu présenter les trois livres jeunesses que tu as écrit ?

Abécédaire et petits poèmes calédonien, 2016- 3/8 ansabc

Un abécédaire pour faire découvrir aux enfants quelques-unes des richesses de la Nouvelle-Calédonie.
Qu’est-ce qu’un cagou ? D’où vient la vanille ? Où peux-tu faire de la pirogue ? Combien d’espèces de tortues vivent en Nouvelle-Calédonie ? Quand peux-tu observer les baleines ? C’est à ces questions que l’ouvrage « Abécédaire et petits poèmes calédoniens » se propose de répondre au travers d’une illustration, d’un poème et d’une petite partie éducative intitulée « Le sais-tu ? ». Une manière originale d’apprendre et de découvrir un peu la Nouvelle-Calédonie en 26 lettres. Il est accessible à tous les enfants dès 3 ans.
Je m’en sers tous les jours dans ma classe de CE1 !

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C’est pas grave si c’est raccommodé– 2016- à partir de dix ans

Inspiré de l’enfance de ma grand-mère, j’ai connu de fortes émotions en l’écrivant. J’ai acheté un dictaphone à ma grand-mère et je l’ai écouté longuement avant de me lancer dans l’écriture. C’est un livre qu’elle m’a poussée à écrire et qu’elle a voulu que je publie. Elle croyait en mon écriture et voulait que je me lance depuis longtemps.
Eglantine est une petite fille d’un milieu ouvrier minier des années 30 en France. Élevée par ses grands-parents, elle rêve de réussir à l’école pour devenir commerçante. Mais les difficultés s’accumulent : les grandes grèves, la deuxième guerre mondiale. Arrivera-t-elle à empocher son certificat d’études? Quelle grand-mère est-elle aujourd’hui? Embarquez pour deux heures de lecture d’un autre temps dans les yeux d’une petite fille… Pour tous les enfants d’hier…. et ceux d’aujourd’hui à partir de dix ans.couv la grande traversee

La grande traversée ( 2017)- 3/8 ans

Cette histoire met en avant les animaux de Nouvelle-Calédonie, et en particulier Dodu le dugong, pour amuser les tout-petits (à partir de trois ans) tout en les sensibilisant à la protection de l’environnement et au vivre ensemble.

 

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–∗ Pourrais-tu décrire Un si petit voyage à mes lecteurs indécis pour leur donner envie de se plonger dedans ?

J’ai écrit Un si petit voyage pour tous ceux qui ne connaissent pas la Nouvelle-Calédonie et qui veulent la découvrir comme s’ils y étaient. Comme le voyageur en Nouvelle-Calédonie, le lecteur découvrira la Calédonie pas à pas, au rythme qu’impose le pays. J’ai choisi le personnage d’Elisa car elle se découvre en même temps qu’elle s’immerge dans le pays.

–∗ Combien de temps as-tu mis pour écrire ce livre ?
J’ai mis deux mois à temps plein pour l’écrire et trois mois pour le peaufiner et le corriger.

–∗ Grâce à ton livre, j’ai voyagé en Nouvelle-Calédonie, est-ce la raison qui t’a poussé à écrire ce roman ?
Tout à fait, c’était mon but. Je suis tombée amoureuse de cette terre il y a 15 ans et je vais partir. C’était un peu une révérence et une façon de dire « merci ». En plus, c’était l’occasion de partager la chance que j’aie eu : passer toutes ces années sur ce paradis. Le billet d’avion coute cher alors je me dis que c’est une façon de connaître un peu cet archipel.

–∗ Ton roman se présente comme un roman feel-good, pourquoi avoir choisi ce registre-là ?
J’aime les livres doux, qui font du bien, qui permettent de s’échapper du quotidien. De plus, il n’y avait pas de feel good qui parlaient de la Nouvelle-Calédonie.

–∗ Quel est le message que tu souhaites passer par le biais de ton roman ?
Je voulais que le lecteur sente le temps qui passe comme s’il était vraiment en Calédonie. Notion très différente entre nos différentes cultures. C’est ce que j’ai appris de plus fort en vivant ici : le temps et la patience. Je pense que ça se sent dans ce roman, dans le style d’écriture et le rythme que j’ai mis dans ce livre.

–∗ Où puises-tu ton inspiration ?

Dans ma vie de tous les jours, dans les gens que je croise, dans mes lectures, dans les films que je regarde… Dans la vie ! Et dans mes rêves utopiques de monde meilleur !

–∗ Comment ton entourage a-t-il réagi suite à la publication de ton premier livre ?

Beaucoup de proches me soutiennent et savaient déjà que j’avais « quelque chose » avec l’écriture. . .

–∗ As-tu un projet d’écriture en cours ?

J’ai plusieurs projets, pour les enfants et pour les adultes. Mais je n’ai rien commencé pour l’instant. Je n’ai pas beaucoup de temps en ce moment. Je pense arrêter mon choix en fin d’année et écrire un nouveau livre début 2018. On m’a demandé une suite pour Un si petit voyage, j’y réfléchis aussi. Cela impliquerait une plongée bien plus intense en Nouvelle-Calédonie.


Autour d’événements littéraires

–∗Tu as participé au Festival LOL Nouméa livres jeunesse , comment s’est déroulé ce festival ? Quel bilan as-tu retiré de cette expérience ?

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Festival LOL Numéa Livres Jeunesse

Oui, c’était un festival superbe. Beaucoup d’auteurs et d’illustrateurs de grands talents dont Fred Bernard et François Rocca avec qui j’ai participé à une table ronde sur l’écriture jeunesse. Au détour d’un café, les échanges ont été très riches et m’ont fait rêver… Avec les jeunes lecteurs, c’était évidemment un moment d’échanges comme toutes les dédicaces avec les enfants.

–∗ Tu participes en ce moment aux Plumes francophones 2017 sur Amazon qui est bientôt terminé.
Que retires-tu de ce concours ?

J’ai pu me tester en tant qu’auteur adulte ! Beaucoup de retours de lecteurs, de commentaires sur Amazon, d’échanges avec les blogueurs et d’autres auteurs que je remercie vivement. Je suis contente d’avoir participé.


Les 3 questions en bonus

–∗ Quel est le dernier livre que tu aies lu ?
Je suis en train de lire Clara au Guatemala de Sophie Rouzier, j’adore sa plume. Mon prochain livre sera celui de Nina Frey Ce qui nous oppose. Deux auteurs que j’ai rencontrés grâce à ma participation au concours des Plumes Francophones.

–∗ Quel est le dernier plat que tu aies mangé ?
Un poulpe mariné pêché à la tribu et préparé par un copain réunionnais. Un bon moment entre amis !

–∗ Quelle est ta citation préférée du moment ?
Il n’y a rien qui ne soit éternel si ce n’est le changement.


–∗ Un mot pour la fin ?
MERCI à toi pour ta chronique sur un si petit voyage et cette interview.


Si vous souhaitez en savoir plus sur Céline Fuentès :

Son site

Son twitter

La page facebook du livre Un si petit voyage


J’espère que cet interview vous a plu.

Je remercie Céline de s’être prêté au jeu.

Petit indice : le prochain interview nous partirons à la rencontre d’un auteur-caméléon.

Je vous souhaite une belle journée.

Un commentaire sur « A la rencontre de Céline Fuentès »

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