Throwback Thursday Livresque un livre dont j’ai envie de parler

Coucou mes petites plumes,

Aujourd’hui je participe au Throwback Thursday Livresque crée et organisé par BettieRoseC’est un rendez-vous hebdomadaire qui permet de partager une lecture sur un thème défini par BettieRose.


Quand j’ai vu le thème de ce jeudi, je n’ai pas pu m’empêcher de me dire que je devais y participer.

Le choix était tellement difficile que j’ai choisi de vous parler de deux lectures. Oui je vais me faire taper sur les doigts mais j’avais envie de vous proposer deux lectures une première qui a été très difficile et la suivante très intéressante pour comprendre la Beat génération.


Didier Decoin - Est-ce ainsi que les femmes meurent

Pourquoi avoir choisi ce livre ?

C’est une lecture qui m’a marqué et m’a déprimé pendant un moment. L’auteur retrace un fait-divers et c’est effrayant et troublant. Est ce que l’on aurait fait le même choix que ces personnes en se replaçant au contexte de l’époque ? Sans doute oui et c’est peut-être dur à concevoir que ces témoins n’ont rien fait.

Résumé

Il nous a manqué d’avoir été là pour l’aider quand elle a eu si peur, si froid, si mal. Et c’est cela que nous aurions voulu lui expliquer. Qu’elle ne nous confonde pas avec les autres.

Encore que, comme le dit parfois Guila pour me taquiner: « Es-tu sûr que tu serais descendu, toi, Nathan? »

Mon avis de l’époque

C’est au sein du quartier de Kew Gardens dans le Queens, le long de la route d’Austin Street que je fus embarquée pour un effrayant voyage.

Je fus alors transportée dans l’affaire de Kitty Genovese qui eut un écho sans pareil en Amérique. Un soir de très grand froid, Kitty rentre chez elle après avoir travaillée dans un bar, elle est jolie et âgée de trente ans. Elle fut tué ce soir-là, en mars 1964. On retrouve le tueur dans les jours suivants.

Ce n’est pas la froideur et la cruauté dont a fait preuve l’assassin qui nous glace mais celles des voisins de Kitty.

Comment peut-on être aussi froid et indifférent lorsqu’un meurtre se déroule sous vos fenêtres ? C’est ce que ce livre tente de nous montrer.

Le style de l’auteur est fluide, on lit ce livre en frissonnant.

L’auteur nous conte l’affaire de Kitty Genovese avec des mots justes.


Carolyn Cassady - Sur ma route

Pourquoi avoir choisi ce livre ?

C’est un livre que j’ai lu deux ans auparavant et c’est un livre que toute personne ayant lu des auteurs de la Beat génération devrait lire. Comme je suis contradictoire, j’ai lu ce livre sans me pencher sur ses auteurs (fait ce que je dis mais fait pas ce que je fais). Cette année, il faut impérativement que je lise ces auteurs.C’est une biographie romancée​ sur ceux qui incarnent la Beat génération : Jack Kerouac, Neal Cassady et Allen Ginsberg.

Résumé

Lorsqu’en mars 1947 Carolyn rencontre Neal Cassady, sa vie bascule. tout comme Jack Kerouac un an plus tôt à New York, elle se laisse séduire par ce voyou au futur incertain, qui deviendra le modèle de Dean Moriarty dans Sur la Route, la figure rêvée de la Beat Generation.

Le récit enlevé, teinté d’humour, dévoile le comment de cette amitié fraternelle voire amoureuse entre Jack et Neal. « Ces hommes, révèle Carolyn, osaient vraiment vivre comme des héros. » Et de constater: »A leur contact, j’ai été à mon tour mordue par cette rage, par cet appétit. »

Lit à trois places, lit à quatre places (Allen Ginsberg ne tarde pas à compliquer l’équation), le désir beatnik est multiple. Et Sur ma route démontre que cet enchevêtrement des corps et cet imbroglio des sentiments furent le ferment, la sève de la création. Reflet de toute l’énergie créative et poétique du mouvement, Sur ma route est l’histoire authentique de ces icônes qui captivèrent l’imagination de la jeunesse américaine, emportant le pays dans le tourbillon des années 60. La naissance d’un mythe.

Mon avis de l’époque

Ce livre constitue un témoignage sur les personnes célèbres de la beat génération qui sont incarnées en grande partie par Jack Kerouac et Allen Ginsberg. La beat génération est un mouvement artistique né dans les 1950 aux Etats-Unis.

Ce livre m’a beaucoup intrigué, du fait qu’il nous donne une vision sur ces personnes qui ont été l’emblème d’une génération voir plus. Ce livre a été écrit par Carolyn Cassady qui se trouve être la femme de Neal Cassady. Neal Cassady a inspiré le personnage de Dean Moriarty dans le livre de Jack Kerouac intitulé « Sur la route ». ll devient alors un modèle.

Ce livre retrace la vie de Carolyn avec Neal de leur première rencontre jusqu’à sa mort. Neal est le genre de personnage dur à comprendre, il est à la fois attentionné et doux et parfois il parait sauvage et dompté par ses émotions. Il vivait pleinement et parfois on a l’impression qu’un fossé se creuse entre sa femme et lui.

Malgré le caractère de Neal, Carolyn reste fidèle à son mari bien qu’il l’ait blessé et qu’elle en ait souffert. On y découvre davantage la figure de Jack qui semble être à la fois différent de Neal tout en lui ressemblant. Allen Ginsberg apparaît d’abord comme quelqu’un de froid envers Carolyn mais il est toujours de bon conseil.

On retrouve la route en fond de trame, les road trip perpétuelle de Neal mais ce n’est pas le coeur de l’histoire.

Ce livre est assez romancé et l’on retrouve des extraits de la correspondance de Neal avec ses amis. J’ai vraiment apprécié ce livre qui me donne envie de lire ces auteurs de la beat génération. (haha et dire que je ne me suis pas encore plongée dedans).

Les avez-vous lu ?

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Throwback Thursday Livresque #1 : Artiste en herbe (#51)

Bonjour,

Aujourd’hui je participe au Throwback Thursday Livresque crée et organisé par BettieRose. C’est un rendez-vous hebdomadaire qui permet de partager une lecture sur un thème défini par BettieRose.


Thème de la scène : Artiste en scène

Illustration crée avec vecteurs Freepick

Mon choix aurait pu s’arrêter sur la série de livres intitulé Losing it de Cora Carmack dont les étudiants évoluent dans le monde du théâtre.  Ou j’aurais pu vous parler d’Oliver Twist de Charles Dickens, un de mes coups de coeur.

Mon premier choix était déjà fixé, je vous parlerais de Chante, Luna de Paule du Bouchet

Chante Luna de Paule du Bouchet

Résumé :

<< Varsovie 1939. Luna, jeune juive d’origine polonaise, n’a qu’une passion, la musique et le chant.

Sa voix est merveilleuse.

Elle a quatorze ans lorsque les troupes allemandes entrent en Pologne.

Très vite, la population juive est enfermée dans le ghetto. Commencent alors la persécution, la misère, la peur, la mort. Luna voit peu à peu disparaître tous les siens.

Dans le cauchemar de la guerre, elle participe à la résistance du ghetto de Varsovie avec, pour seules forces, sa voix hors du commun et sa volonté de vivre et d’aimer…>>

Une destinée exceptionnelle prise dans la tourmente de l’Histoire. Un magnifique hymne à la vie.

Mon avis :

Ce livre se déroule durant la Seconde Guerre mondiale. Varsovie,Luna c’est cette petite fille remplis de vie qui chante au dépens de sa vie. Elle va voir sous ses yeux disparaître ce qu’elle aime.

C’est un livre qui m’avait marqué quand je l’avais lu (il doit bien y avoir cinq ou dix ans). Étant adolescente à ce moment-là, je n’ai pu qu’être touché par les mots de l’auteure, sa façon de décrire le ghetto de Varsovie. C’est peut-être l’élément qui m’a le plus marqué mais aussi cette volonté de vivre malgré toutes ses horreurs.