Paris, boutiques du temps passé de Pierre Paul Darrigo, Suzanne Darrigo et Séverine Darrigo

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Coucou mes petites plumes,

Je vous retrouve aujourd’hui avec un nouveau livre sur Paris (et oui encore un). Reçu dans le cadre de la Masse critique mensuelle Babelio, je remercie les éditions Parigramme et le site Babelio pour m’avoir permis de découvrir ce beau-livre.

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Beau-livre édité chez les éditions Parigramme

Paru le 22 février 2018

Format – 18 x 18 cm

16,90 euros

Résumé

Dans les années 1960, Pierre Paul Darrigo, affichiste publicitaire, entreprend de photographier les boutiques anciennes de Paris dont il pressent qu’elles ne tarderont pas à disparaître. La faute au progrès, qui scelle le sort des stoppeurs-remailleurs, des tailleurs, des bougnats, des détaillants d’articles de pêche ou de chasse… tandis que les épiceries, les confiseries, les crèmeries, les boucheries et les poissonneries baissent leur rideau à mesure que les enseignes à succursales se multiplient.

Bien peu échapperont au massacre, chaque fermeture amputant la variété du paysage urbain. Ne restent de la plupart de ces vénérables devantures qu’une moisson d’images, derniers témoins d’un monde enfui.

mon avis

Quel plaisir de découvrir les devantures des boutiques parisiennes des années 1960.

Pierre Paul Darrigo affichiste de métier, cultive une passion celle de photographier les devantures des boutiques parisiennes. Avec sa femme Suzanne, ils vont parcourir la capitale et c’est près de 300 boutiques qui seront photographiées pour leur collection personnelle. Ce n’est que cinquante ans plus tard que ce livre naîtra, probablement à l’initiative de leur fille Séverine Darrigo.

Ce beau-livre constitué de 144 pages nous offre un panel général des boutiques du 1er au 20ème arrondissement. C’est à travers des photographies en couleur que nous découvrons les devantures du Paris du XXème siècle. Très différentes les unes des autres, ces vitrines sont pour l’époque la première image que l’on a d’un commerce depuis la rue. Ayant émergées au XVIIIème siècle, leur rôle, aussi indubitable qu’il soit, est d’attirer le passant à l’intérieur et de montrer l’importance d’une boutique. Ces dernières sont d’ailleurs très diversifiées, et on passe facilement de la boulangerie à la caverne d’Ali Baba, ou bien encore de la librairie au Club de poètes.

Véritable reflet des boutiques en déclin durant cette décennie, Pierre Paul Darrigo s’attache à les prendre de face, qu’elles soient ouvertes ou non et laisse même parfois entrevoir des personnes. Curieuse de découvrir ce que sont devenues ces boutiques et malgré les avertissements de l’introduction, j’en ai cherchées quelque-unes sur Google maps. Force est de constater que la grande majorité a disparu, remplacée par des magasins de prêt-à-porter ou des hôtels … Mais pourtant, quelques devantures sont encore là. Dans certains cas, ces dernières ont conservé leur style, et d’autres ont adopté un style plus contemporain pour être au goût du jour. Certaines sont même remaniées et seuls leur contour subsiste. Ces détails, aussi petits qu’ils soient, sont les ultimes témoins du Paris des boutiquiers.

Pour ma part, un seul manque est à relever : la périodisation. Il est évident que ces devantures sont bien antérieures aux années 1960. Il aurait été donc intéressant de voir la date de création de ces vitrines afin de constater si elles correspondent avec le style de leur période ou non. Avec cet apport, les photographies se seraient vu replacées correctement dans le temps et auraient pu nous renseigner sur leur potentielle « durée de vie ». Je suis par ailleurs consciente du degré de difficulté de recherche que cela engendre, mais la lecture de l’ouvrage s’en serait vu plus complète.

Pour finir, je tiens tout de même à souligner que j’ai beaucoup apprécié ce livre, et que n’étant pas contemporaine des années 1960, j’ai pu découvrir des styles de boutiques que je ne connaissais pas ou que je vois rarement.

4/5

 

Belle lecture.

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Un commentaire sur « Paris, boutiques du temps passé de Pierre Paul Darrigo, Suzanne Darrigo et Séverine Darrigo »

  1. C’est toujours sympa les livres qui nous permettent de garder une trace du passé.
    Je suis née dans les années 90, du coup j’ai toujours connu les grands supermarché, et du coup j’ai toujours l’impression que les petite boutiques « spécialisée » c’est quelque chose de super vieux, alors qu’en fait pas du tout ! ^^ »

    J'aime

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